Le cône de sable qu’on déplie sur un chantier d’Aubervilliers pèse son poids en certitude. C’est un assemblage simple en apparence : une plaque de base ajourée, un entonnoir bicolore et deux valves superposées qui retiennent un sable calibré de Fontainebleau. Le sable s’écoule dans la cavité fraîchement creusée, comble chaque irrégularité laissée par la pelle à main, puis on pèse le surplus. La différence donne le volume exact du trou. Avec la masse humide de l’échantillon prélevé, on obtient la masse volumique apparente en place, qu’on compare immédiatement à la référence Proctor. La méthode, normalisée NF P 94-061-3, reste incontournable quand les couches sont trop hétérogènes pour un gammadensimètre ou quand le maître d’ouvrage réclame une précision inférieure à 1 %. Dans les remblais limoneux de la Plaine Saint-Denis voisine, où les fines peuvent fausser une mesure nucléaire, le cône de sable apporte une réponse robuste, vérifiable avec une balance étalonnée et une plaque chauffante. Nos équipes l’appliquent quotidiennement sur les tranchées d’assainissement et les fonds de fouille du territoire communal, souvent en coordination avec un essai Proctor en laboratoire pour définir la densité de référence avant compactage.
Un trou de 1,5 litre rempli au sable de Fontainebleau donne une densité à ±0,5 % près, sans interférence électronique.
